Tirage des runes gratuit, commenté par les poèmes runiques
Tirez une rune ou trois. Pour chacune, vous lisez d’abord ce qu’en disaient les poèmes runiques du Moyen Âge, puis le sens que lui donnent les livres de divination modernes, présenté comme tel.
Ce que fait ce tirage
Le tirage se fait parmi les 24 runes du futhark ancien, l’alphabet runique le plus ancien, gravé du IIe au VIIIe siècle environ. Votre navigateur les mélange et en tire une ou trois, sans remise. Rien n’est enregistré : votre question reste sur votre appareil.
Pour chaque rune, le site affiche d’abord les strophes des poèmes runiques. Il en existe trois, un anglo-saxon, un norvégien et un islandais. Ce sont les seuls textes anciens qui disent ce que veut dire le nom de chaque rune. Ils ont été composés au Moyen Âge, par des chrétiens, longtemps après les premières inscriptions : on les cite dans la traduction anglaise de Bruce Dickins (1915), rendue en français.
Vient ensuite la lecture moderne, celle des livres de divination parus depuis les années 1980. Le site la donne parce que c’est elle que l’on rencontre partout, mais il la signale comme moderne. Pour certaines runes, l’écart avec les poèmes est grand : la rune kenaz, « lumière » dans les livres récents, est un ulcère dans les poèmes norvégien et islandais.
Les Vikings tiraient-ils les runes ?
Aucune source ancienne ne décrit un tirage de runes pour connaître l’avenir. Le texte qu’on cite le plus est la Germanie de l’historien romain Tacite, écrite vers l’an 98. Au chapitre 10, il raconte que les Germains coupaient une branche d’arbre fruitier en petites baguettes, les marquaient de signes et les jetaient sur un linge blanc ; un prêtre, ou le père de famille, en ramassait trois et les interprétait.
Tacite ne dit pas que ces signes étaient des runes. Les plus anciennes inscriptions runiques que l’on sait dater sont, pour la plupart, du IIe siècle, un peu après son récit.
D’où vient la divination par les runes
Au début du XXe siècle, l’occultiste autrichien Guido von List invente un « futhark » de 18 runes, qui sera repris par les mouvements nationalistes allemands. La pratique qu’on connaît aujourd’hui vient surtout du livre de l’Américain Ralph Blum, The Book of Runes (1982), vendu avec des pierres gravées. Blum y ajoute une 25e rune, blanche, qu’on ne trouve dans aucune inscription.
Ce tirage garde les 24 runes du futhark ancien, sans rune blanche ni rune à l’envers.
Comment lire votre tirage
Avec une rune, prenez-la comme un sujet de réflexion pour la journée : lisez la strophe, puis la question proposée. Avec trois, la première dit ce qui est là, la deuxième ce qui freine, la troisième ce qui peut aider. Commencez par celle du milieu : c’est souvent elle qui éclaire le reste.
Questions fréquentes
Le tirage des runes prédit-il l’avenir ?
Non. Les runes sont un alphabet, et s’en servir pour réfléchir à une question est une pratique moderne. Un tirage peut vous aider à formuler ce que vous pensez déjà ; il ne dit pas ce qui va arriver.
Pourquoi n’y a-t-il pas de rune à l’envers ?
Les livres modernes lisent souvent une rune renversée comme son contraire. Aucune source ancienne ne parle de runes à l’envers, et plusieurs runes ont la même forme dans les deux sens. Le tirage les présente donc toujours à l’endroit.
Pourquoi 24 runes et pas 25 ?
La 25e rune, dite blanche ou rune d’Odin, a été ajoutée par Ralph Blum en 1982. Elle n’existe dans aucune inscription ancienne.
Ma question est-elle enregistrée ?
Non. Elle reste dans votre navigateur, et c’est votre appareil qui fait le tirage. Rien n’est envoyé ni conservé.
