
Au commencement, il n’y avait que le vide
La mythologie nordique, racontée d’après les textes
Entre le feu de Muspellheim et la glace de Niflheim s’ouvrait un gouffre, le Ginnungagap. Snorri raconte que la vie naquit là où la chaleur fit fondre le givre. Voici les mythes qui ont suivi, racontés d’après les textes qui nous les ont transmis.
Les dieux
Un œil pour la sagesse, un marteau trop court
Odin a donné un œil pour boire à la source de Mímir. Thor défend Midgard avec un marteau dont les nains ont raté le manche, trop court d’un rien.
Loki aide les dieux autant qu’il les trahit. Les Eddas racontent leurs ruses, leurs défaites et ce qu’on sait de leur culte.
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Les créatures
Le loup que rien ne pouvait lier
Fenrir grandissait si vite que les dieux le firent lier par Gleipnir, un ruban fabriqué par les nains avec le bruit des pas d’un chat et la barbe d’une femme.
Týr posa sa main dans la gueule du loup en gage de bonne foi. Il ne la revit jamais.
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Les mondes
Un frêne porte le monde
Yggdrasil plonge une racine chez les dieux, une chez les géants du givre, une au-dessus de Niflheim. Un aigle veille à sa cime, un dragon ronge ses racines.
Asgard, Midgard, le Valhalla : ce que les poèmes disent vraiment des neuf mondes, et ce qu’on y a ajouté.
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Les symboles
Ce qu’on portait au cou
Le marteau de Thor se portait en pendentif : on en a retrouvé plusieurs centaines dans les tombes de l’époque viking.
D’autres signes dits « vikings » sont bien plus récents. Le vegvisir vient d’un manuscrit islandais de 1860.
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Les cultes
Au milieu de l’hiver, on buvait aux dieux
À jól, la fête du milieu de l’hiver, on sacrifiait et l’on vidait des coupes à Odin, à Njörd, à Freyr, puis à la mémoire des morts, raconte la saga de Hákon le Bon.
Sacrifices, magie, funérailles, prénoms : la religion des anciens Scandinaves, d’après l’archéologie et les textes.
Découvrir les traditionsL’écriture des pierres
Les 24 runes du futhark ancien
Le plus ancien alphabet runique, gravé du IIe au VIIIe siècle environ. Chaque rune a sa page, et le tirage vous montre ce qu’en disaient les poèmes runiques du Moyen Âge.

Épilogue
Puis le monde brûla, et une terre verte remonta de la mer
Au Ragnarök, Fenrir avale Odin, Thor et le serpent du monde s’entretuent, Surt embrase tout. La Völuspá ne s’arrête pourtant pas là : une terre nouvelle sort des eaux, et les survivants retrouvent dans l’herbe les pièces d’or d’un jeu des dieux.
Questions fréquentes
D’où vient ce qu’on sait de la mythologie nordique ?
Surtout de textes islandais du XIIIe siècle : l’Edda poétique, recueil de poèmes conservé dans le Codex Regius (vers 1270), et l’Edda de Snorri Sturluson (vers 1220), un manuel de poésie qui raconte les mythes. S’y ajoutent les sagas, l’historien danois Saxo Grammaticus, les inscriptions runiques et l’archéologie. Tous ces textes ont été écrits par des chrétiens, deux siècles après la conversion de l’Islande.
Quelle différence entre mythologie nordique et mythologie viking ?
On emploie souvent les deux pour la même chose. « Nordique » est plus juste : ces croyances existaient avant l’époque viking (vers 793-1066) et les textes qui les racontent sont postérieurs. « Viking » désigne d’abord une activité, l’expédition par mer, et les gens qui la pratiquaient.
Les Vikings croyaient-ils tous aux mêmes dieux ?
Non, pas de la même façon. Il n’y avait ni livre sacré ni clergé commun : les cultes variaient selon les régions et les époques. Thor semble avoir été très populaire chez les paysans et les marins, Odin davantage chez les rois et les poètes.
Le tirage des runes est-il une tradition viking ?
Rien ne le prouve. Les runes sont d’abord une écriture. La divination par les runes telle qu’on la pratique aujourd’hui date du XXe siècle ; le tirage du site l’explique et montre, pour chaque rune, ce que disaient vraiment les poèmes runiques médiévaux.
Pourquoi le site s’appelle-t-il Norrois ?
Le norrois est la langue des anciens Scandinaves, parlée à l’époque viking, dans laquelle l’Islande a mis par écrit les Eddas et les sagas au XIIIe siècle. Le site porte son nom parce qu’il raconte les mythes à partir de ces textes d’origine.
